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26 mars 2011

2002 - Randy Castillo

Je ne vous cacherai pas que, sur ce coup là, le fait de devoir écrire sur Randy Castillo m'apparaît comme un propice relachement.
Randolpho Fransisco Castillo est né le 18 Décembre 1950 à Albuquerque, au Nouveau Mexique. Au sein d'une famille de cinqu enfants, il apprend à jouer de la trompette, mais se découvre rapidement une passion pour la batterie. Le passage des Bealtes au Ed Sullivan show en 1964 le confortera, dira-t-il plus tard, dans son choix.

Il devient donc batteur, un vrai (un dur, un tatoué), mais réalise assez vite que les opportunités pour faire de la musique à un niveau professionnel sont assez maigres au Nouveau – Mexique. Il décide donc, en 1981, de tailler la route et d'aller tenter sa chance à Los Angeles avec son pote guitariste Tim Pierce, avec lequel il partage une piaule.

Il parvient à se faire embaucher pour jouer sur l'album Dancin' on the Edge de Lita Ford. Certes, Lita Ford n'est pas la plus grande des stars de l'époque, mais tout de même, c'est un premier pas pour se faire un nom. Surtout que le copain de Lita Ford, à l'époque, n'est autre que  Nikki Sixx (soit donc, le bassiste et principal compositeur de Mötley Crüe – groupe qui, lui, est plus ou moins la plus grande star de son époque.)

Or donc, en une occasion particulière, Randy reçoit un coup de fil de Tommy Lee qui appelle d'une soirée où il est avec Mötley, mais aussi Ozzy Osbourne (à l'époque, les deux tournent ensemble). Il s'avère qu'Ozzy recherche un nouveau batteur. C'est Randy qui récupère le poste. Il restera aux côtés d'Ozzy de 1986 à 1993., après quoi il quitte, en de bons termes cependant, Ozzy et ses potes. Pendant quelques années, fort de sa réputation dans le milieu, il participe ici et là à divers projets. Il assure la batterie sur la piste chantée par Ronnie James Dio d'un tribute à Alice Cooper. Il assure aussi toutes les parties de batterie d'un tribute à Def Leppard. Il est quelques temps batteur du Vince Neil Band, projet solo du chanteur de Mötley Crüe entre le moment où celui-ci a quitté le groupe et le moment où il y est revenu.

Puis c'est au tour de Tommy Lee de quitter Mötley Crüe, et c'est Randy qui récupère la place, le temps d'un album, New Tatoo. Il est censé jouer sur la tournée qui suit, mais, un soir, après avoir donné un concert avec son side-project de musique mariachi "Azul", il se sent mal et sa&ute dans un taxi vers l'hôpital. Alors qu'il arrive, il s'évanouit. Il est opéré en urgence pour un ulcère duodénal rompu, et on lui découvre un cancer. Celui-ci entre en rémission, on annonce même la venue de Randy pour le prochain Ozzfest… Mais celui-ci décède le 26 mars 2002 à 51 ans. Il venait de commencer à travailler avec l'ex bassiste d'Alice in Chains, et cherchait un chanteur pour ce nouveau groupe.


[ Pour la vidéo, j'ai cherché à éviter le "drum solo"… Alors j'ai mis "Mr Crowley"]





Découvrir Randy Castillo: Vous êtes sur? Allez, le live & loud d'Ozzy, 1993.

14 mars 2011

2009 - Alain Bashung


Que dire sur Alain Bashung? Et que ne pas dire?


La probabilité que je souffre de ce que je me mettrais maintenant à appeler le "Syndrôme Gainsbourg" est énorme. Que dire et que ne pas dire, donc, d'un artiste français dont le talent et l'influence n'ont d'égal que la popularité? C'est bien simple, je crois que je ne connais personne qui n'aime pas Bashung. Ou, tout du moins, qui n'ai pas le plus grand respect pour celui-ci. Même Gainsbourg, je connais des gens capable de cracher dessus, Bashung, non. Le fait qu'il n'ait jamais tenté de faire de reggae doit jouer. Bref.


Alain Bashung est né le 1er décembre 1947 à Paris, de prère inconnu. Très vite, il enménage chez les parents du nouveau mari de sa mère, en banlieue strasbourgeoise. En 1959, il revient à Paris et découvre le Rock n' Roll via Gene Vincent et Elvis. Déjà passionné de musique depuis son plus jeune âge, cela le conduit à monter son premier groupe, en 1965, les Dunces (titulaire qu'il était d'un BTS de comptabilité.)


De cette date jusqu'à 1976, il publie divers 45 tours (une demi-douzaine), dont aucun ne rencontrera le succès. En 1977, il rencontre le parolier Boris Bergman* avec lequel il signe son premier album, Roman –Photos… qui ne rencontre pas plus le succès. C'est avec les albums Roulette Russe et Pizza, avec, entre les deux, la sortie du single Gaby oh Gaby (en 1980), qu'il se retrouve en haut de l'affiche. Juste à temps pour rééditer l'exploit avec "Vertige de l'amour" en 1981.



1982 est l'année où il s'offre le luxe de collaborer avec Gainsbourg, pour l'album Play Blessures, après s'être brouillé avec Boris Bergman. L'album est voulu comme un pari risqué, une rupture avec ce qui a fait le succès de albums précédents… et c'est réussi: echec commercial et critique, même si aujourd'hui l'album est révéré comme on le sait.



Je ne vous ferais pas le détail d'une carrière longue de 20 ans et riche en rebondissements, en albums fascinants, en succès et en (rares) échecs. On résumera cela en disant que Bashung détient le record de victoires de la Musique reçues, et qu'il le mérite.  En 2008, il publie Bleu Pétrole, qui s'avèrera être son dernier album. Déjà malade (cancer du poumon), il commence une longue tournée qui le montre diminué, mais présent pour son public, enchaînant des ocncerts bien menés.


Le 14 Mars 2009, après une cérémonie des Victoires de la Musique qui l'a couvert de récompenses anthumes**, la nouvelle tombe: Alain Bashung est décédé, à 61 ans, à Paris. Trop de Volutes.





Découvrir Alain Bashung: Osez Joséphine, 1991 serait mon conseil. Mais pour découvrir, vraiment, Climax, le best of de 2000 est très bien conçu.


* Cela n'a certes rien à voir, mais je viens de le découvrir en faisant des recherches: c'est à lui qu'on devra, plus tard, le fabuleux PCV, chanté par Yves Rénier.

** Je vous l'accorde, ce n'est pas quelque chose que l'histoire retiendra. Mais pour l'avoir vue à l'époque, c'est suffisamment à la limite de l'indécence pour m'avoir marqué.

10 mars 2011

1988 - Andy Gibb

Les fratries sont, dans la musique populaire, assez nombreuses. Qu'il s'agisse des frères Young, Gallagher, ou Hanson, nombreux sont les groupes qui se basent autour de cette cellule familiale.

C'est pourquoi, la façon certainement la plus aisée de présenter Andy Gibb est de dire de lui qu'il était le frère Gibb qui n'était pas un Bee Gees. Pas de chance pour lui, il est né (le 5 Mars 1958 à Manchester)  près de 10 ans après les jumeaux Robin et Maurice, ce qui a eu pour conséquence que, même si son nom à lui n'était pas forcément plus ridicule que celui de ses frères, il n'a pas fait partie de l'entreprise familiale. Et bizarrement, quand on jette un œil à sa carrière, on se dit que ça a du lui peser. Son premier groupe s'appelait Melody Fayre, nom rendant hommage à une chanson de – je vous le donne en mille – ses frères les Bee Gees.

Et c'est sur les conseils de son frangin Barry qu'il décide de retourner en Australie (terre d'origine de la fratrie) pour "se faire la main". Et question se faire la main, il se débrouille bien, vu que son premier single, une ballade intitulée "Words and Music" (dont il signe les paroles et la musique) atteint la première place des charts. Australiens. Il monte alors le groupe Zenta, avec lequel il assurera la première partie de groupes aussi renommés que Sweet ou les Bay City Rollers…. A Sidney. Mais son nouveau single ne sera pas publié. Alors, peu après son mariage, il décide de se barrer pour Miami, travailler sur un album produit par… Barry Gibb.

Enfin bref, une fois aux States, il enregistre quelques albums, fait même une apparition sur un album… des Bee Gees, son dernier succès dans les Charts est en 1980, après, nouveau duo avec Olivia Newton-John, et aussi avec Victoria Principal, avec laquelle il a ce qu'on appelle "une relation romantique".

Derrière commence une traversée du désert qui, finalement, ne s'achèvera que par son décès en 1988. La traversée du désert commence par un arrêt à la célèbre Betty Ford Clinic pour une désintox, peu après sa rupture avec Principal… Derrière, il fait un peu carrière en tant que comédien (comprendre par là qu'il fait des apparitions dans des sitcoms – genre Punky Brewster).
En Mars 1988, peu après ses 30 ans qu'il a fêté à Londres, il entre à l'hôpital à Oxford, où il décèdera d'une myocardite le 10 Mars. Il se verra offrir un hommage posthume par … ses frères (Wish you were here, en 1989), et est enterré près de… son père, décédé le jour qui aurait été celui de ses 34 ans.

Comme quoi, la famille, c'est très surfait.





Découvrir Andy Gibb: Je ne vous le conseille pas.


10 février 2011

1975 - Dave Alexander




J'ai toujours, dans mon esprit, associé les Stooges – et par-là je veux dire "les Stooges originels"- aux frères Dalton. En grande partie à cause du verso de la pochette de leur premier album, mais aussi parce que le groupe est composé d'un petit nerveux montrant de sévères tendances à la folie et d'un goût particulier à se rouler par terre, et de deux frères dont j'étais incapable de dire qui était lequel tant que les deux étaient vivant.

Mais aujourd'hui, on se retrouve à s'intéresser au cas de celui qui, pas de chance, se récupère dans mon esprit le rôle d'Averell, sans pour autant forcément le mériter: David Michael Alexander, premier bassiste des Stooges.

Il a beau être celui dont on a du mal à se souvenir, sans lui, pas de Stooges. Parce que c'est lui qui a vendu sa moto en 1965, pour pouvoir partir en Angleterre avec son pote Ron Asheton, et voir sur scène les Who et le marasme qu'ils étaient foutus de coller dans les salles de l'époque… Marasme qui inspirera à n'y point douter l'œuvre de son futur groupe.

De plus, il a commencé à jouer avec les Stooges sans rien connaître à la basse. Oui, d'autres l'ont fait. Sauf que lui, bosseur invétéré et acharné a fini par en tirer quelque chose. Certes, sans en devenir un virtuose, mais quand même, c'était pas de la merde non plus. Et il fut également compositeur de quelques titres: We will fall, Little Doll, Dirt et 1970. Pas forcément les meilleurs, mais pas non plus les plus dégueus.

Sauf que… bon, l'histoire est connue, les Stooges ne constituaient pas le groupe le plus "clean" de l'histoire. Assez loin du Straight Edge, même. Et Dave… lui c'était la picole. Ca lui vaudra d'être renvoyé des Stooges, après s'être pointé en concert trop bourré pour jouer, lors d'un festival d'Aout 1970. (Le "Goose Lake International Music Festival". Ce qui est assez ironique, c'est qu'il se soit fait virer pour alcoolisme alors  qu'ils marchaient tous à l'héroïne dans le groupe – sauf Ron Asheton) Laissant ainsi le champ libre à Ron Asheton de s'emparer de la place de bassiste.*

Les Stooges se sépareront et se reformeront sans lui. La première fois parce qu'il ne sera pas rappelé par Iggy. La seconde parce qu'il sera déjà mort.
 En effet, le 10 Février 1975, tout d'abord admis à l'hôpital d'Ann Arbor (la bourgade de la banlieue de Detroit d'où sont originaire les Stooges) pour une pancréatite (due à son alcoolisme), il meurt à cause d'un œdème pulmonaire. A 27 ans.

(Ah, en fait, si, il a un rapport éloigné avec Averell Dalton: pour gagner un pari, il a réussi à se faire virer de sa dernière année de lycée au bout de 45 minutes. Fort. Mais un peu con.)






Découvrir les Stooges: Pour ce coup, Fun House (1970)


* Ami novice des Stooges, tu ne pourras saisir toute l'ironie de cette phrase que lorsque j'aurais évoqué Ron Asheton (donc en Janvier prochain). Toutes mes excuses. Mais tu la trouveras amusante, le moment venu.

6 février 2011

1998 - Carl Wilson

  -         Putain, les mecs, aujourd'hui c'est l'anniversaire de la mort de Carl Wilson… Faut qu'on trouve un truc intelligent à dire.

  -         Carl Wilson? Je propose "ode au Wilson inconnu" comme titre.

  -         Non, mais arrête, c'est sur, il était moins… flamboyant que ses deux frères, mais bon.

  -         Et il est mort comment?

  -         Cancer. Des poumons et du cerveau.

  -         Ah ouais. En quelle année?

  -         1998.

-         Ah ouais. Et t'es sur que c'est une vraie Mort en Rock ça? Parce que quand même… un cancer, à 51 ans, alors que le gros de la carrière de ton croupe c'était il y a au moins 25 ans… Ca a pas l'air de remplir vraiment les conditions de départ.

-         Sauf qu'il était en tournée avec les Beach Boys (ou qu'il venait d'en finir une, je sais plus) quand il est mort.

-         Attends, on va trouver un truc… Il faisait quoi dans les Beach Boys?

-         Guitariste et chanteur sur quelques morceaux.

-         Des albums solos genre "en fait il était meilleur compositeur que son frère"?

-         Albums solos, oui, deux: Carl Wilson en 1981, et Youngblood en 1983. Mais pas de quoi la jouer meilleur compositeur, pour deux raisons. On doit garder ça pour son frère, et en plus c'est pas vrai.

-         Bon, sinon, il a fait quoi d'autre.

-         Ben, il est mort six mois après sa mère… A partir de 1966  / 1967 il chante de plus en plus chez les Beach Boys… Au point que sur la fin, sur la dernière tournée, il devait foncer en coulisse reprendre un peu d'oxygène entre les morceaux, et ne se levait que pour un seul morceau, sur lequel il chantait, et qu'était même pas "Good Vibrations".

-         Parce que c'est lui qui chantait sur Good Vibrations?

-         Eh ouais.

-         T'aurais pas pu le dire direct?

-         Tu sais, moi, les Beach Boys…

-         Ouais, je devine, là… Mais attends, si t'es capable de passer outre une info du genre "c'est lui qui chante sur Good Vibrations", j'ai peur. Vas-y, balance: c'est quoi le morceau pour lequel il se sentait obligé de se lever?

-         Euh… "God Only knows". Ca a pas été repris par Beck ce morceau?

-         Putain. "God only knows". Rien que ça. Et tu hésitais à en parler.

-         Oui, mais tu sais, moi, les Beach…

-         T'es viré.





(Découvrir les Beach Boys: Pet Sounds, 1966)