4 février 2011

2009 - Lux Interior


Psychobilly. Voilà encore un nom de mouvement musical à coucher dehors. Sauf que voilà: les Cramps ont été un groupe fascinant, et Lux Interior (né Erick Lee Purkhiser) fut l'un des garants d'une Rock n' Roll attitude sans faille.
Mélant Surf Music, Rockabilly et influence des films de série B, Interior, sa chère et tendre Poison Ivy et un casting défilant derrière eux au sein des Cramps est parvenu à créer un style original, se posant en créateurs et leaders d'une scène qui a depuis fait florès. Un genre dont on arrive jamais à savoir d'il est plus glauque que drôle ou l'inverse. Série B, voire Z, quoi.

Le groupe fut créé dans l'Ohio en 1973, puis monta faire carrière à New-York en 1975. Et ce jusqu'en 2009. 24 ans de carrière, creusant toujours le même filon, se revendiquant descendants du Garage originel (cf. les reprises de Strychnine, Psychotic Reaction, Surfin' Bird…. Toutes démentielles.), fournissant un catalogue de titres effectivement digne des meilleures séries B: I was a teenage Werewolf, Garbageman, The Mad Daddy, Voodoo Idol et j'en passe.

L'ironie, avec les Cramps, c'est qu'ils sont un groupe culte, mais pas un groupe "transversal". Il ont créé un style, mais n'ont pas vraiment influencé les branches d'à côté, même s'ils firent partie à juste titre du noyau du mouvement punk new-yorkais. Mais bon, Les Cramps, déjà en soi, c'est tellement bon.

En plus, Lux Interior, mort à 62 ans le 4 Février 2009 à 4h30 du matin, à cause d'une "dissection aortique", était un collectionneur de vinyles impénitent. Encore un exemple pour la jeunesse qu'on a perdu.




Découvrir les Cramps: J'aurais tendance à conseiller "Off the Bone" (compil, 1983), mais vu qu'il est surtout constitué de reprises, je le complèterai d'un "vrai" album: Song the Lord taught us (1979)

3 février 2011

1959 - "The Day the Music Died"

Toute religion a son mythe fondateur. La religion Rock n' Roll, selon les points du vue, a pour mythe fondateur soit l'entrée d'Elvis en studio, soit l'échange démoniaque de Robert Johnson.

La religion de la mort en Rock aussi, a son mythe fondateur, et c'était une simple question de logique que de commencer par celui-ci. "The Day the Music Died". 3 Février 1959. La mort en Rock la plus symbolique, la plus traumatisante, et à mon humble avis pas près d'être dépassée.

Ce n'est, techniquement, pas la Mort en Rock originelle (on peut considérer que c'est Johnny Ace, ce qui nous ramènerai en 1954). Mais c'est le mythe fondateur.

Tout ce qui fait la mort en Rock est déjà dans cet évènement.

Nous sommes à  Mason City, Iowa, où Buddy Holly (né Charles Holley) et The Big Bopper (né Jiles Perry Richardson) viennent de jouer, dans le cadre de la tournée dont ils partagent l'affiche. Mais ils en ont marre de tourner en bus, et décident de rejoindre Fargo, Dakota du Nord, prochaine date de la tournée, en avion. En l'occurrence un Beachcraft Bonanza, petit avion, dans lequel ils seront 3 (plus un pilote): les deux déjà cités, et Tommy Allsup, musicien de Buddy Holly. Sauf qu'au dernier moment, celui-ci accède à la demande de Ritchie Valens (né Ritchie Valens) de lui laisser sa place.

A noter que Dion, de Dion & the Bellmonts (la quatrième tête d'affiche de la tournée), trouvant que $36 ça faisait un peu cher, se trouvera sauvé par son sens de l'économiçe.

L'avion décolle vers une heure du matin le 3 Février, puis se trouve pris dans une tempête de neige.

L'avion sera retrouvé au milieu d'un champ de maïs, à quelques 8 kilomètres au nord de son aéroport de départ, vers 9 h 15 le 3 au matin.

Les autopsies montreront que, selon toute probabilité, les victimes sont mortes sur le coup.



La Mort en Rock la plus fondamentale disais-je. La violence, tant de l'accident lui-même, que la violence avec laquelle il eut lieu, entraînant la mort totalement inattendue de trois stars fauchées en plein vol. Mais aussi la jeunesse des victimes: le plus âgé, Big Bopper avait tout juste 28 ans, Buddy Holly 22, et Ritchie Valens 17.
C'est symboliquement la fin d'une ère, aussi, celle du Rock n' Roll originel, (surtout que pendant ce temps, Elvis fait son service en Allemagne) tout comme un peu plus de 10 ans plus tard Altamont mettra fin au rêve hippie.




Découvrir Big Bopper, Buddy Holly et Ritchie Valens:
Pas de conseil de ma part, je ne connais pas forcément bien le sujet… J'aurais tendance à vous orienter vers des Best Of, voire, Pour Buddy Holly & the Crickets, au coffret sorti il y a quelques temps.

2 février 2011

To the other side!

(Le début ICI)




La Mort en Rock était une des premières rubriques de mon blog originel. Rubrique délaissée avec le temps pour des raisons spécieuses et diverses. Il est temps, non seulement d’y revenir, mais surtout d’y consacrer la place qu’elle mérite.
La Mort et le Rock ont beaucoup en commun. Le Rock, en soi, est un genre autodestructeur : le style n’est pas fait pour construire une longue carrière. Et le genre comme sa légende doivent beaucoup à ses gloires éteintes en plein envol (atterrissage pour d’autres). Il s’agit ici de leur rendre hommage.
Et j’insiste : même si je sais déjà que les publications de ce blog seront pleines de ces blagues de goût douteux et de cet humour noir que je suis incapable de retenir, c’est bien un hommage à de grandes figures disparues de la musique Rock que je tiens à rendre ici.
Durant un an, à partir de demain, 3 Fevrier 2011 et ce jusqu’au 2 Février 2012 (qui correspondra, si je ne m’abuse, aux 33 ans de la mort de Sid Vicious), ce blog publiera, dans la mesure des connaissances de son tenancier, un rapide hommage, le jour anniversaire de la mort des personnes concernées. L’occasion de revenir sur leur carrière, leur musique, et les circonstances parfois surprennantes de la mort de nos rockstars préférées.

Evidement, je ne saurais me montrer exhaustif. Et n’en ai d’ailleurs pas envie. C’est pourquoi il reste quelques critères à « remplir » pour entrer dans ce Rock n’Roll Hall of Death. En gros :  

1.Avoir fait du Rock 

2. Etre mort 

3.Etre mort en donnant l’impression d’avoir encore eu quelque chose à dire, que ce soit parce que le décès a eu lieu alors que la personne ou son groupe était encore en activité… En gros, qu’à sa mort, les gens aient été surpris, attiristés, choqués. Pas de « Putain, mais il était vivant, en fait ? »



Ceci étant posé… Le carnage peut commencer dès demain.